L'importance et l'obligation de suivre une des 4 écoles de fiqh fondées par les salafs

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L'importance et l'obligation de suivre une des 4 écoles de fiqh fondées par les salafs

Message par petitmuslim le Jeu 7 Nov - 21:51

Bismillah Ar-Rahman, Ar-Rahim ; salat wa salam 'ala rassulillah,

Salam 'alaykum wa rahmatullah wa barakatuh,


Suivre une doctrine
Dieu exalté soit-il dit dans le Coran: « Interrogez, si vous ne savez pas, ceux qui détiennent la connaissance en la matière (les gens de l’invocation ou du Rappel ou du Livre) »[1]

Les trois premiers siècles de l’Islam sont les siècles de référence[2] pour les musulmans, c’est au cours de cette période bénie que les quatre doctrines (établies sur des bases saines et solides) sont nées.

Si le musulman grandit dans un pays dans lequel tous les savants suivent un même rite doctrinal, il lui est fortement recommandé de suivre la doctrine dominante dans son pays, qui est en réalité la doctrine des savants de ce pays.

Un Muqallid (un musulman qui n’a pas les compétences scientifiques, intellectuelles et spirituelles pour interpréter les textes traditionnels) ne peut en aucun cas se permettre de produire des Fatwa[3] et de se construire lui-même pour lui ou pour les autres « une doctrine sur mesure » !Chaque musulman doit suivre la doctrine des savants et des ancêtres pieux, c’est là le sens du verset -cité ci-dessus- et la garantie contre l’anarchie en matière de jurisprudence. C’est le moyen surtout de préserver sa foi et d’éviter les chemins glissants des sectes et des idéologies.

Cependant, le musulman ne doit pas faire preuve d’intolérance vis-à-vis des autres rites ou doctrines ni les mépriser.

Le prophète (paix et salut sur lui) dit : « La différence de ma communauté est une miséricorde »[4]: il veut dire par là la différence d’opinions dans les branches de cette religion (traduite par les doctrines) et non pas au sujet des piliers (comme le dogme …)
La différence d’opinions (entre les savants) concernant les branches de cette religion (qui se traduit par les doctrines) est licite et constitue même une richesse : celui qui suit un savant de la religion (‘âlim), Dieu ne lui reprochera rien le jour du jugement[5].

Dans la sunna : de nombreux exemples montrent que les compagnons ont appris grâce au Prophète (paix et salut sur lui) que la différence était possible dans les branches de la religion et qu’elle fait même partie de la nature humaine et de l’œuvre de Dieu : on cite comme exemple celui ci:

« Un jour de guerre, le Prophète (paix et salut sur lui) s’adresse aux compagnons qui allaient faire le voyage pour rencontrer l’ennemi, en leur disant : « Vous ne ferez la prière de ‘Asr qu’au village de Banû Qurayda »
Chemin faisant, et voyant que le soleil allait bientôt se coucher, une partie des compagnons a interprété (compris) la parole du Prophète (paix et salut sur lui) comme une indication qu’il fallait que la prière de ‘Asr soit accomplie avant l’arrivée au village et ils ont alors accompli cette prière de suite. L’autre partie a compris qu’il ne fallait faire la prière de ‘Asr qu’une fois au village ; et ils sont arrivés très tard la nuit à ce village et y ont accompli la prière…
Les compagnons étaient très embarrassés et de retour chez le Prophète (paix et salut sur lui), il donna raison aux deux parties et accepta les deux interprétations[6].
Les savants se basent sur cet événement pour dire que les interprétations sont toutes justes tant qu’elles proviennent de savants compétents qui connaissent les règles et piliers de la religion et les outils de la jurisprudence (comme c’est le cas des compagnons).

De même : on peut citer l’exemple d’‘Umar Ibn al-Khattâb qui entendit quelqu’un réciter le Coran d’une façon très différente de la sienne. Très en colère, ‘Umar traîna l’homme devant le Prophète (paix et salut sur lui) en lui ordonnant de réciter les versets qu’il avait récités auparavant ; et le Prophète (paix et salut sur lui) approuva sa lecture. ‘Umar se sentit très embarrassé et le Prophète (paix et salut sur lui) dit alors : « Ce livre m’a été révélé suivant sept lettres » [7]
ثبت عن النبي صلى الله عليه وسلم كما ورد في حديث عمر بن الخطاب مع هشام بن حكيم بن حزام ففي صحيح البخاري أن عمر بن الخطاب قال : سمعت هشام بن حكيم بن حزام يقرأ في الصلاة سورة الفرقان في حياة رسول الله فاستمعت لقراءته فإذا هو يقرأ على حروف كثيرة لم يقرئنيها رسول الله ، فكدت أساوره في الصلاة فتصبرت حتى سلم فلببته بردائه فقلت : من أقرأك هذه السورة التي سمعتك تقرأ ؟ قال : أقرأنيها رسول الله ، فقلت : كذبت فإن رسول الله أقرأنيها على غير ما قرأت ، فانطلقت به أقوده إلى رسول الله فقلت : إني سمعت هذا يقرأ سورة الفرقان على حروف لم تقرئنيها ، فقال رسول الله : اقرأ يا هشام فقرأ عليه القراءة التي سمعته يقرأ فقال رسول الله " كذلك أنزلت " ، ثم قال اقرأ يا عمر فقرأت القراءة التي أقرأني فقال رسول الله " كذلك أنزلت إن هذا القرآن أنزل على سبعة أحرف فاقرءوا ما تيسر منه " اهـ

La langue arabe n’est pas prononcée de la même façon et la phonétique change d’un pays à l’autre et d’une région à l’autre. Cette différence est aussi une richesse et une miséricorde.

On cite également le développement de la science de la récitation du Coran « ‘Ilmu Al-qirâât » (7 ou 10 lectures authentiques: méthode Warsh pour les Maghrébin, méthode Hafs pour les orientaux, Qâlûn pour la Lybie….).

Ainsi, les gens de Warsh doivent respecter, reconnaître et approuver les gens de Hafs, les malikites doivent respecter et approuver les hanbalites ou les hanafites ou les Shâfi‘ites dans une ambiance d’amour et de fraternité…

Cliquez ici pour la Fatwa du Sheikh mauritanien Murabtal Hadj sur le devoir de suivre Une école reconnue parmi les quatre écoles.

Cliquez ici pour la Fatwa du Sheikh Nuh Ha Mim Keller, "pourquoi les musulmans suivent un madhhab".


Notes de bas de page:

[1] Coran 16/43.

[2] Abu Hurayra a dit : le prophète (paix et salut sur lui) a dit : « le meilleur des siècles est le mien puis celui qui le suit puis celui qui le suit… » : rapporté par Al-bukhârî, Hadîth 1175 (p 471) le livre des témoignages « le sommaire du sahih al-bukhârî » par L’Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi (Tome II). et par l’Imam Ahmad dans son Musnad.

[3] La Fatwa consiste en une interprétation (ou une compréhension) du texte traditionnel en vue de statuer sur un sujet ou émettre un ordre légal (voir le sous chapitre B).

[4] A propos de ce Hadîth voir: "Al-jâmi' li ahkâmi al-qurân" d'Al-qurtubî; tome 4 page 151 et As-sayûtî dans al-jâmi' as-saghîr(288) page 24: où ce hadîth est bien expliqué.

[5] Voici un extrait de la Fatwa du Sheikh mauritanien Murabtal Hadj sur le fait de suivre un des quatre Madhhabs (doctrine, école) autorisés (traduit par Hamza Yusuf Hanson) : Je réponds que le suivi d’une doctrine reconnue (taqlid) est obligatoire pour quiconque n’est pas un mujtahid absolu. Je vais mentionner, si Allah le permet, toutes les conditions préalables à un tel rang. [Sidi Abdullah Ould Hajj Ibrahim] a dit dans son Maraqi as-Sa’ud :
« [Le taqlid] est nécessaire pour tout autre que celui qui a atteint le rang de l’ijtihad absolu. Et ce, même s’il est un [mujtahid] limité qui est incapable [d’accomplir un ijtihâd absolu].»
Commentant ce passage, [Sidi ‘Abdullah] dit dans Nasru al-bunud : « Cela signifie que le taqlid est une obligation pour quiconque n’est pas un mujtahid absolu même s’il a atteint le rang partiel de l’ijtihâdmuqayyad (conditionné)… [Jusqu’à ce qu’il dise], « et demandez aux gens du rappel, si vous ne savez pas. » : Coran 16/43 »
Il a également dit : « [Quant à] la nécessité de s’attacher à un madhhab spécifique, les [savants] ont mentionné que cela est obligatoire pour quiconque présente un manque [dans les conditions de l’ijtihâd]. »
Il dit dans le Nashru al-bunud : « Cela signifie qu’il incombe à quiconque n’a pas atteint le degré de l’ijtihâd absolu de suivre un madhhab spécifique. »
Sidi Abdullah dit encore dans Maraqi as-Sa’ud: « Le consensus aujourd’hui s’est établi sur les quatre, et tous ont interdit d’en suivre un [quelconque] autre».
Il dit dans Nashru al-bunnud : « Ceci signifie que le consensus des savants d’aujourd’hui est de dire qu’il y’a quatre écoles de pensées, et je réfère aux écoles de Mâlik, Abû Hanîfa, Shâfi‘î et Ahmad [ibn Hanbal]. En vérité, la totalité des savants ont interdit de suivre toute autre école d’un mujtahid absolu indépendant depuis le huitième siècle quand l’école de Dâwûd az-Zâhirî est morte, et ce jusqu’au 12 ème et les siècles suivants ... »
Dans le chapitre concernant le raisonnement par déduction dans le Maraqi as-sa’ud, [Sidi ‘Abdullah] dit : « Et quant à celui qui n’est pas un mujtahid, baser ses actions directement sur une preuve scripturaire première [Coran et hadîth] n’est pas admissible. »
Il dit dans Nashru al-bunnud : « Cela signifie qu’il est interdit à quiconque n’est pas un mujtahid de baser ses actions directement sur un texte du Livre ou de la Sunna même si la transmission est authentique, à cause de la forte probabilité qu’il y ait d’autres considérations comme l’abrogation, la limitation, la spécificité à certaines situations, et d’autres facteurs de ce type que nul autre qu’un mujtahid ne peut complètement appréhender avec précision. Donc rien ne peut le protéger d’Allah Exalté à part suivre un mujtahid. L’Imam al-Qarafi [Ahmad Ibn Idris Shihâbu ed-dîn as-Sanhaji al-Qarâfi al-Mâlikî est né en Egypte au septième siècle, et y est mort en 684. Il est l’un des plus grands savants Malékites qui n’aient jamais vécu et est tout spécialement connu pour son travail sur la méthodologie et la loi (usûl al-fiqh). Il était un maître en langue Arabe et a produit des travaux remarquables en grammaire. Son livre adh-Dhakhîra est un ouvrage magistral de 14 volumes publiés récemment aux Emirats qui examine le fiqh Malékite avec des preuves des sources de l’usûl (les piliers de la religion). Il est enterré à Qarâfi en Egypte près de l’Imâm ash-Shafi‘î. Qu’Allah leur fasse miséricorde à tout les deux.] a dit : ‘Et prenez garde à ne pas agir comme certains étudiants le font quand ils raisonnent directement a partir d’un hadîth, alors qu’ils ne savent même pas son authenticité, et laissant de coté ce qui a été mentionné [par les Imams] concernant les subtilités qu’ils impliquent ; en faisant cela, ils se sont égarés et ont égarés d’autres avec eux. Et quiconque interprète un verset ou un hadith d’une manière qui en change le sens originel, sans preuve [dalîl] est un kâfir (mécréant).’ » Voir « Nashur al bunud ‘ala maraqi as-sa’ud, kitab al ijtihad fi al-furu’u » (1409 de l’hègire. Beyrut: Maktabat al-Kutub. p.309)
Quant aux conditions de l’ijtihâd absolu et indépendant, elles sont mentionnées dans le Maraqi as sa’ud :
« Le mujtahid doit être d’une extrême intelligence par nature, et il y’a désaccord au sujet de celui qui est connu pour rejeter le raisonnement par analogie [qiyâs] »
« Il doit connaître les responsabilités [juridiques] à travers des preuves intellectuelles sauf si une preuve clairement transmise indique le contraire (car toute chose est considérée comme licite tant qu’il n’existe pas de texte clair de la tradition qui prouve le contraire : là il faut utiliser les outils du droit musulman (qiyâs ou istihsân) par le mujtahid pour trancher) ».
« [Les sciences de la] grammaire, de la prosodie, de la philologie, combinées à celles de l’usul et de la rhétorique doivent être en sa maîtrise. »
« Selon les gens de la précision, [il doit savoir] où peuvent être trouvés les jugements sans la condition d’avoir mémorisés les textes eux-mêmes. »
« [Tout cela doit être appris] avec une maîtrise d’au moins un niveau moyen. Il doit également connaître les sujets sur lesquels il y’a consensus. »
« [De plus il doit connaître] des sujets plus pointus telles que la condition des hadîths uniques, et ce qui fait l’autorité d’un grand nombre de transmissions ; [la connaissance] de ce qui est authentique et de ce qui est faible est aussi requise. »
« La connaissance de ce qui a été abrogé et de ce qui abroge, de même que les contextes dans lesquels tel verset a été révélé ou tel hadîth transmis est également une condition qui doit être remplie. »
« Le statut des narrateurs ou des compagnons [doit aussi être connu]. Alors, tu peux suivre quiconque remplit les conditions mentionnées selon l’opinion la plus authentique. »

[6] Tradition rapportée par Al-Bukhârî selon Ibn ‘Umar, Hadîth 526 (p 207) : le livre de la crainte (12): « le sommaire du sahîh al-bukhârî » par L’Imam Zein Ed-Dine Ahmed ibn Abdul-Latif A-Zoubaidi (Tome I). Voir aussi :« hayât as-sahâba » (la vie des compagnons) de Kandahlâwî, entre autre.

[7] Al-Bukhârî et Muslim.


Source --> http://www.doctrine-malikite.fr/Suivre-une-doctrine_a25.html
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Re: L'importance et l'obligation de suivre une des 4 écoles de fiqh fondées par les salafs

Message par Salime le Jeu 20 Fév - 12:51

Sur l’obligation d’adhérer
à une École de Fiqh donnée chikh ferkous

Louange à Allah, Maître des Mondes; et paix et salut sur celui qu’Allah a envoyé en miséricorde pour le monde entier, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au Jour de la Résurrection.Cela dit :
Il est répandu actuellement(1), en milieu des universitaires et des personnes cultivées en général, l’appel à adhérer à nouveau à l’une des Écoles de Fiqh, et particulièrement celle de l’Imam Mâlik – qu’Allah lui fasse miséricorde – en recourant [seulement] à la jurisprudence de son École de Fiqh, en étudiant notamment les abrégés et les explications qui leur ont été faites et en se tenant aux règles de déduction qu’il avait établies, reprenant ainsi l’ancien usage observé dans l’ensemble des contrées du Maghreb arabe, qui favorisait le recours à cette École de Fiqh dans tous les domaines, et ce, avant que la loi positive soit parvenue à altérer la majorité des domaines vitaux, y compris le domaine juridique.
Cette forme pressante d’adhésion se focalise sur l’idée de con­sidérer l’École de Fiqh comme critère de validation des textes religieux, c’est-à-dire : si les textes de la Révélation, à savoir le Coran et la Sounna, sont conformes à l’École de Fiqh, on les applique ; mais s’ils la contredisent, on les considère comme abrogés ou on les interprète [autrement]. En fait, cela ressemble au principe statué par les Moutazilites qui consiste à considérer la raison comme critère de validation des textes religieux. Donc, selon les principes des suivistes et des partisans du fanatisme doctrinal : « La vérité se réduit à l’École de Fiqh ».
Cependant, ce qu’il incombe de savoir dans ce contexte est qu’un jurisconsulte examinateur ou un savant compétent, parmi ceux qui détiennent la faculté d’analyse et de déduction, peuvent connaître les preuves en détail et sont en mesure de savoir les fon­dements et les méthodes de déduction, ne doit pas adhérer à une École de Fiqh donnée si la vérité se trouve ailleurs ; car parmi les attributs des gens du savoir est qu’ils estiment que la vérité et la bonne voie se réduisent au fait de se conformer à la Révélation. En conséquence, ils ne suivent jamais une opinion dépourvue de preuve et ne tiennent pas les personnes elles-mêmes pour des autorités en ce qui concerne la demande de la fatwa ; Allah سبحانه وتعالىdit :
﴿وَيَرَى الَّذِينَ أُوتُوا الْعِلْمَ الَّذِي أُنْزِلَ إِلَيْكَ مِنْ رَبِّكَ هُوَ الْحَقَّ وَيَهْدِي إِلَى صِرَاطِ الْعَزِيزِ الْحَمِيدِ﴾ [سبأ: 6].
Traduction du sens du verset :
﴾Et ceux à qui le savoir a été donné voient que ce qu’on t’a fait descendre de la part de ton Seigneur est la vérité qui guide au chemin du Tout Puissant, du Digne de Louange﴿[Saba' : 6].
Le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّمdit : «Allah ne fera pas disparaître la science en l’enlevant directement aux hommes, mais il la fera disparaître en faisant disparaître les savants, jusqu’à ce qu’il n’en reste plus un. Alors, les hommes prendront pour chefs des ignorants qui, interrogés, répondront sans la moindre science, s’égarant eux-mêmes ainsi et égarant les autres»(2). La raison en est que l’objectif que le chercheur de la science doit viser est la vérité elle-même et pour elle-même. De plus, on ne reconnaît pas la vérité par les noms des gens, mais on la reconnaît par ses partisans. Ainsi, il n’est pas permis au jurisconsulte ou au savant de renoncer à un hadith authentique et d’adopter la parole d’un quelconque imam(3), quels que soient sa position et son imamat en religion. Ech-Châfi`i – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Les gens sont unanimes pour dire que toute personne ayant appris une Sounna du Prophète d’Allah ne doit pas y renoncer et adopter une parole d’une quelconque autre per­sonne »(4). Ibn Khouzayma – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Il est interdit à un savant de contredire la Sounna après l’avoir connue »(5).
Par ailleurs, un savant jurisconsulte, ou un chercheur de science maîtrisant, peut adopter la preuve établie par l’École de Fiqh dont il a étudié les fondements par rapport à une question donnée s’il ne lui est pas possible de connaître les preuves ayant trait à cette dernière. Cependant, il peut s’avérer, plus tard, que la preuve [avancée par autrui] contredit la parole de son École de Fiqh. Il doit alors choisir celle qui est prépondérante et plus pertinente. Ceci est proportionné, en Idjtihâd (l’effort jurisprudentiel) et en conformité au Coran et à la Sounna, aux efforts qu’il fournit.
Par ailleurs, il est connu que les paroles des imams sont réfu­tables, contrairement aux paroles du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم, qui sont une pure Révélation. En outre, Allah a qualifié l’application de la Révé­lation de : conformité, en disant :
﴿اتَّبِعُوا مَا أُنْزِلَ إِلَيْكُمْ مِنْ رَبِّكُمْ وَلاَ تَتَّبِعُوا مِنْ دُونِهِ أَوْلِيَاءَ قَلِيلاً مَا تَذَكَّرُونَ﴾ [الأعراف: 3].
Traduction du sens du verset :
﴾Suivez ce qui vous a été descendu venant de votre Seigneur et ne suivez pas d’autres alliés que Lui. Mais vous vous souvenez peu﴿[El-A`râf : 3].
Il dit aussi :
﴿اتَّبِعْ مَا أُوحِيَ إِلَيْكَ مِنْ رَبِّكَ﴾ [الأنعام: 106].
Traduction du sens du verset :
﴾Suis ce qui t’est révélé de la part de ton Seigneur﴿[El-An`âm (Les Bestiaux) : 106].
Et Il dit :
﴿وَهَذَا كِتَابٌ أَنْزَلْنَاهُ مُبَارَكٌ فَاتَّبِعُوهُ﴾ [الأنعام: 155].
Traduction du sens du verset :
﴾Et voici un Livre (le Coran) béni que Nous avons fait descendre, suivez-le donc﴿[El-An`âm (Les Bestiaux) : 155].
Donc, nous devons suivre, accepter et mettre en pratique cha­que jugement qui s’appuie sur une preuve du Coran, de la Sounna ou du consensus [des savants], à condition qu’il ne soit pas opposé par un autre texte du Coran, de la Sounna ou du consensus, car ces principes sont infaillibles. Ibn Taymiya – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Personne, parmi Ahl Es-Sounna (les Gens de la Sounna), n’a dit que le consensus des quatre imams est une preuve irréfutable, ou la vérité s’y réduit, ou ce qui le contredit est vain. Cependant, si l’un de ceux qui ne suivent pas les [quatre] imams, tels que Soufyâne Eth-Thawri, El-Awzâ`i, El-Layth Ibn Sa`d et les jurisconsultes studieux qui les ont précédés, prononcent une parole allant à l’encontre de celle des quatre imams, leur diver­gence doit être alors renvoyée à Allah et à Son Messager. Le choix de l’avis prépondérant doit se faire en fonction des preuves s’ap­puyant sur des textes valables »(6).
Si quelqu’un renonce à la Révélation et suit la parole d’un quelconque imam fait certes d’une chose fondamentale une chose secondaire, et vice versa. S’il insiste à délaisser la vérité et à suivre la parole d’un imam, cela sera considéré comme étant un fanatisme doctrinal et une stagnation intellectuelle, l’écartant de la voie d’Allah et le rendant sujet à ses passions ; Allah سبحانه وتعالىdit :
﴿أَفَرَأَيْتَ مَنِ اتَّخَذَ إِلَهَهُ هَوَاهُ وَأَضَلَّهُ اللهُ عَلَى عِلْمٍ وَخَتَمَ عَلَى سَمْعِهِ وَقَلْبِهِ وَجَعَلَ عَلَى بَصَرِهِ غِشَاوَةً فَمَنْ يَهْدِيهِ مِنْ بَعْدِ اللهِ أَفَلاَ تَذَكَّرُونَ﴾ [الجاثية: 23].
Traduction du sens du verset :
﴾Vois-tu celui qui prend sa passion pour sa propre divinité? Et Allah l’égare sciemment(7) et scelle son ouïe et son cœur et étend un voile sur sa vue. Qui donc peut le guider après Allah? Ne vous rappelez-vous donc pas?﴿[El-Djâthiya (L’Agenouillée) : 23].
Aussi, un commun des hommes n’est point enjoint d’adhérer à l’une des Écoles de Fiqh des quatre imams ou autres, car en vérité, il n’est obligatoire que ce qu’Allah et Son Messager ont prescrit. Ces der­niers n’ont enjoint [à personne] d’adhérer à une École de Fiqh d’un quelconque homme de cette nation, en s’y conformant en ce qui concerne les affaires de sa religion. Exception faite pour un commun des hommes qui ne peut apprendre que suivant une École de Fiqh don­née, pour qui il est permis, à titre de nécessité, de se conformer aux paroles d’un imam, et ce, afin de protéger sa foi, qui ne peut être prémunie, le cas échéant, que de cette façon, conformément au verset où Allah سبحانه وتعالىdit :
﴿فَاتَّقُوا اللهَ مَا اسْتَطَعْتُمْ﴾ [التغابن: 16].
Traduction du sens du verset :
﴾Craignez Allah, donc autant que vous pouvez﴿[Et-Taghâboune (La Grande Perte) : 16], car : « Il n’y a pas de différence entre les gens de science pour dire que la nécessité s’impose dans des cas particuliers, requérant des jugements qui sont différents de ceux des situations d’aisance. Donc, tout musulman contraint par une réelle et véritable nécessité à faire une chose pourra la faire »(Cool.
Mouhammad El-Amîne Ech-Chanqîti – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Sur ce, on sait que celui qui est contraint réel­lement au suivisme aveugle, de manière à être complètement inca­pable de le dépasser, sans être pour autant négligent : comme s’il ne détient pas du tout la faculté lui permettant de comprendre [les questions religieuses], ou il la détient, mais il y a des empêche­ments majeurs qui le retiennent d’apprendre, ou il est en cours d’acquérir le savoir, mais graduellement. Dans ces cas, il est excusé de recourir, par nécessité, au suivisme susmentionné, car il est inévitable. Cependant, celui qui peut apprendre, mais il est négligent et favorise les opinions des hommes par rapport à la Révélation, celui-là n’est point excusé »(9).
Je dirais que cette permission est conditionnée par l’obligation de croire que l’obéissance absolue ne doit être vouée qu’à Allah et à Son Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم, et que son imam n’est obéi que dans la mesure où il est transmetteur de la religion d’Allah et des commandements qu’Il a institués. Par conséquent, il ne lui est pas permis – religieu­sement – de penser que son imam ou les propos de ce dernier sont irréfutables, aimant ainsi celui qui le soutient et vouant de l’inimitié à celui qui s’y oppose. Car, il relève de l’ignorance et de l’égarement de penser que les paroles de son imam sont valables en toutes les ques­tions et jugements, et qu’il ne faut suivre que ses paroles et rejeter les avis des autres imams et jurisconsultes studieux qui les contre­di­raient. Pour cela, il incombe de se garder de commettre certains interdits que certains adhérents aux Écoles de Fiqh avaient commis, tels que considérer l’imam suivi par rapport aux adhérents [de l’École de Fiqh] comme le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّمpar rapport à sa nation. Ceci conduit au rejet de la vérité et du droit chemin qu’Allah a agréés, à la renonciation au bien des textes de la Révélation, en étant fanatique de l’imam de l’École de Fiqh et en adoptant une position figée vis-à-vis de ses paroles, même si on se rend compte de leur fausseté. Ainsi, tâche-t-on d’adapter le Coran et la Sounna aux paroles et aux critères de leur imam et les soutenir avec des hadiths faibles et des opinions fausses.
Cette stagnation intellectuelle et ce fanatisme doctrinal étaient à l’origine de la divergence et des problèmes survenus entre les différentes Écoles de Fiqh. Le résultat est la renonciation à la communion des musulmans, la division de leur rang et leur domination par les ennemis.
Cela dit, il est connu que celui qui voue une obéissance absolue à un imam quelconque, se passe des textes du Coran et de la Sounna, en se conformant entièrement à ses dires, même s’ils contredisent la vérité, ressemblera certes à ceux qui ont pris leurs rabbins et leurs moi­nes comme Seigneurs en dehors d’Allah سبحانه وتعالى. Ibn Taymiya – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Cela constitue une altéra­tion de la religion, et ressemble au reproche qu’Allah a tenu à l’égard des chrétiens en disant :
﴿اتَّخَذُوا أَحْبَارَهُمْ وَرُهْبَانَهُمْ أَرْبَابًا مِنْ دُونِ اللهِ وَالْمَسِيحَ ابْنَ مَرْيَمَ وَمَا أُمِرُوا إِلاَّ لِيَعْبُدُوا إِلَهًا وَاحِدًا لاَ إِلَهَ إِلاَّ هُوَ سُبْحَانَهُ عَمَّا يُشْرِكُونَ﴾ [التوبة: 31].
Traduction du sens du verset :
﴾Ils ont pris leurs rabbins et leurs moines, ainsi que le Christ fils de Marie, comme Seigneurs en dehors d’Allah, alors qu’on ne leur a commandé que d’adorer un Dieu unique. Pas de divinité à part Lui! Gloire à Lui! Il est au-dessus de ce qu’ils [Lui] associent﴿[Et-Tawba (Le Repentir) : 31](10).
En somme, reconnaître le mérite des imams n’implique pas que l’on doit accepter tous ce qu’ils disent ; car, nul ne peut, en s’ap­pli­quant en recherche et en déduction, échapper à l’erreur. En effet, l’erreur est humaine, et personne n’y est à l’abri, excepté les Pro­phètes qui étaient infaillibles en ce qui concerne la Révélation qu’ils reçurent du Seigneur. C’est pour cette raison que les jurisconsultes musulmans et ceux auxquels les gens recourent pour demander la fatwa, qui délimitent dûment les règles du licite et de l’illicite et ont la faculté de déduire les jugements, peuvent se tromper et avoir des omissions et des inattentions, à l’instar de tous les jurisconsultes studieux, qui sont récompensés, d’une part, de répondre juste et rétribués pour leur Idjtihâd, et, d’autre part, excusés en commettant des erreurs. Donc, ils ne sont pas parfaits, et nous ne pouvons ado­pter leurs paroles qui contredisent la vérité.
Néanmoins, cela ne constitue en aucune manière une atteinte à leur personne ni à leur position. Nous ne devons pas rejeter toutes leurs paroles sous prétexte que certaines vont à l’encontre de la vé­­­rité. Nous ne devons pas les culpabiliser ou les diffamer. Par contre, nous devons nourrir de bonnes intentions à leur endroit, reconnaître leur mérite et leurs droits et admettre le statut supérieur auquel Allah les a élevés, grâce au savoir qu’Il leur a accordé. Allah سبحانه وتعالىdit :
﴿يَرْفَعِ اللهُ الَّذِينَ آمَنُوا مِنْكُمْ وَالَّذِينَ أُوتُوا الْعِلْمَ دَرَجَاتٍ وَاللهُ بِمَا تَعْمَلُونَ خَبِيرٌ﴾ [المجادلة: 11].
Le sens du verset :
﴾Allah élèvera en degrés ceux d’entre vous qui auront cru et ceux qui auront reçu le savoir. Allah est Parfaitement Connaisseur de ce que vous faites﴿[El-Moudjâdala (La Discussion) : 11].
Nous devons aussi, eu égard au savoir et à la piété qu’ils détien­nent, les estimer, glorifier et louer. Tout de même, le Coran et la Sounna du Prophète صلَّى الله عليه وسلَّمdemeurent juges de leurs personnes et de leurs paroles.
Ibn El-Qayyim – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Nous ne devons accepter une parole qui contredit celle d’Allah ou celle de Son Prophète. Il incombe [de connaître] deux choses, dont l’une est plus importante que l’autre :
Premièrement, prodiguer conseil pour la cause d’Allah, de Son Prophète, de Son Livre et de Sa religion, débarrasser cette dernière des paroles vaines, contredisant la bonne voie et les évidences qu’Allah avait chargé Son Prophète de transmettre, qui vont à l’en­contre de la sagesse, du bienfait, de la miséricorde et de la justice et démontrer qu’elles ne font point partie de la religion, même si certains les ont considérées comme faisant partie de la religion par une quelconque interprétation.
Deuxièmement, reconnaître le mérite des imams de l’Islam, leur valeur, leurs droits et leur position ; quoique leur mérite, leur savoir et les conseils qu’ils ont prodigués pour la cause d’Allah n’imp­­li­quent pas que l’on admette toutes leurs paroles. De même, les erreurs qu’ils ont commises dans certaines de leurs paroles, dues au fait que des hadiths leur ont été inconnus et, par conséquent, ont émis des paroles contredisant la vérité, n’impliquent pas que l’on rejette toutes leurs paroles, qu’on les sous-estime ou qu’on les diffame. Ces deux extrêmes sont injustes ; le juste milieu se trouve entre eux. Donc, nous ne devons ni les culpabiliser ni les juger infaillibles : nous ne devons pas opter pour la position que les Rafidhites ont entretenue envers `Ali ou adopter leur position à l’endroit des deux cheikhs [Abou Bakr et `Omar]. Plutôt, nous devons adopter la même position que ces imams avaient déjà adoptée envers les Compagnons : ils ne les culpabilisaient pas et ne les jugeaient pas infaillibles, n’acceptaient pas toutes leurs paroles et ne les rejetaient pas non plus. Alors, pourquoi nous reprochent-ils notre position envers les quatre imams, alors que ceux-là adoptaient cette même position à l’endroit des quatre califes et de tous les Compagnons ? En effet, il n’y a pas de contradiction entre ces deux choses pour ceux qu’Allah a rendus bien disposés à recevoir l’Islam. La contradiction se pose plutôt auprès de deux genres de personnes : une personne méconnaissant la valeur et le mérite des imams ou une personne ignorant la réalité de la charia qu’Allah a chargé Son Pro­phète de transmettre. Celui qui connaît la charia et la réalité saura, sans l’ombre d’un doute, qu’un homme honorable, qui apporte une contribution majeure à l’Islam et occupe une position importante auprès des musulmans, est sujet à l’erreur ; mais il est excusé, voire récompensé pour son Idjtihâd. Par ailleurs, nous ne devons pas le suivre dans l’erreur ou sous-évaluer sa position et son imamat auprès des musulmans »(11).
Notre dernière invocation est qu’Allah, Seigneur des Mondes, soit loué et que prière et salut soient sur notre Prophète, ainsi que sur sa Famille, ses Compagnons et ses Frères jusqu’au jour de la résurrection.


(1) C’est à propos d’un article qui a été écrit le 12 El-Mouharram 1430 de l’hégire, correspondant au 08 janvier 2009. Note du traducteur.
(2) Rapporté par El-Boukhâri, chapitre du « Savoir », concernant la manière de la disparition du savoir (hadith 100) et par Mouslim, chapitre du « Savoir », par l’intermédiaire de `Abd Allâh Ibn `Amr Ibn El-`Âs رضي الله عنهما.
(3) Le mot imam ici désigne notamment l’un des quatre maîtres des écoles jurisprudentielles musulmanes, à savoir l’imam Mâlik, Ech-Châfi`i, Ahmad et Abou Hanîfa. Note du traducteur.
(4) Voir : Er-Roûh (356-357) et I`lâm El-Mouwaqqi`în (2/282) d’Ibn El-Qayyim.
(5) Voir : Fat’h El-Bâri d’Ibn Hadjar (3/95).
(6) Voir : Minhâdj Es-Sounna d’Ibn Taymiya (3/412).
(7) Sciemment : autre sens : après que le message lui soit communiqué.
(Cool Voir : Adhwâ' El-Bayâne d’Ech-Chanqîti (7/553).
(9) Ibid. (7/554).
(10) Voir : Madjmou` El-Fatâwa d’Ibn Taymiya (20/216).
(11) Voir : I`lâm El-Mouwaqqi`îne (3/282-283) d’Ibn El-Qayyim.

Salime

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Re: L'importance et l'obligation de suivre une des 4 écoles de fiqh fondées par les salafs

Message par hajar le Jeu 20 Fév - 16:44

Selem alaykoum

Akhi salim,tu postes un sujet intéréssant dans son contenu,et par les sheikhs que tu soutiens,et ce n'est pas moi qui le dit ,c'est votre savants ce qui suit:

Mouhammad El-Amîne Ech-Chanqîti – qu’Allah lui fasse miséricorde – a dit : « Sur ce, on sait que celui qui est contraint réel­lement au suivisme aveugle, de manière à être complètement inca­pable de le dépasser, sans être pour autant négligent : comme s’il ne détient pas du tout la faculté lui permettant de comprendre [les questions religieuses], ou il la détient, mais il y a des empêche­ments majeurs qui le retiennent d’apprendre, ou il est en cours d’acquérir le savoir, mais graduellement. Dans ces cas, il est excusé de recourir, par nécessité, au suivisme susmentionné, car il est inévitable. Cependant, celui qui peut apprendre, mais il est négligent et favorise les opinions des hommes par rapport à la Révélation, celui-là n’est point excusé »(9).
Je dirais que cette permission est conditionnée par l’obligation de croire que l’obéissance absolue ne doit être vouée qu’à Allah et à Son Prophète صلَّى الله عليه وسلَّم, et que son imam n’est obéi que dans la mesure où il est transmetteur de la religion d’Allah et des commandements qu’Il a institués. Par conséquent, il ne lui est pas permis – religieu­sement – de penser que son imam ou les propos de ce dernier sont irréfutables, aimant ainsi celui qui le soutient et vouant de l’inimitié à celui qui s’y oppose. Car, il relève de l’ignorance et de l’égarement de penser que les paroles de son imam sont valables en toutes les ques­tions et jugements, et qu’il ne faut suivre que ses paroles et rejeter les avis des autres imams et jurisconsultes studieux qui les contre­di­raient. Pour cela, il incombe de se garder de commettre certains interdits que certains adhérents aux Écoles de Fiqh avaient commis, tels que considérer l’imam suivi par rapport aux adhérents [de l’École de Fiqh] comme le Prophète صلَّى الله عليه وسلَّمpar rapport à sa nation. Ceci conduit au rejet de la vérité et du droit chemin qu’Allah a agréés, à la renonciation au bien des textes de la Révélation, en étant fanatique de l’imam de l’École de Fiqh et en adoptant une position figée vis-à-vis de ses paroles, même si on se rend compte de leur fausseté. Ainsi, tâche-t-on d’adapter le Coran et la Sounna aux paroles et aux critères de leur imam et les soutenir avec des hadiths faibles et des opinions fausses."

Vous vous contredisez dans vos discours!!! Vous dites vous memes que chaque musulmans doit suivre la sunnah et les ordres d'Allah soubhanaoutala et que chaque musulmans ne doit pas suivre une ecole de pensée allant jusqu'au fanatisme,pourtant les salafs c'est ce qu'ils font,ils suivent des penseurs en ne se referant plus a la base du Coran et de la sunnah mais AUX INTERPRETATIONS de leurs savants,qui eux memes se font une image de certains ahadiths ou versets du Coran!!!

Alors mes cheres freres et sœurs salafs arrété vos copié collé et lisez les au moins!!!!!

hajar

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Re: L'importance et l'obligation de suivre une des 4 écoles de fiqh fondées par les salafs

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