Compassion et piété

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Compassion et piété

Message par monsif le Sam 28 Aoû - 9:09

La compassion et la pitié comptent parmi les vertus du musulman. La pitié a pour racine la clarté et la pureté de l'âme.
Le musulman doit pratiquer la pitié, prendre part au malheur des autres et recommander d'en faire preuve, ainsi qu’Allah, exalté soit-Il l'a prescrit dans le Coran. Allah, exalté soit-Il, dit (sens du verset) :

"[...] Ceux qui rachètent les captifs, nourrissent en temps de disette un parent orphelin ou un pauvre réduit au dénuement, tout en étant du nombre de ceux qui ont la foi, qui s'incitent mutuellement à la constance et à la commisération.Ceux-là seront les gens de la droite !" (Coran : 90/17-18)


Plusieurs hadiths du Prophète Mohammed (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) abordent la pitié et la bonté du cœur en soulignant leur importance dans la vie individuelle et sociale. Parmi ces hadiths nous pouvons citer à titre d’exemple les suivants :

« Ayez pitié de ceux qui vivent sur terre, Celui Qui est au ciel aura pitié de vous.» (Rapporté par At-Tabarani et Al-Hakim)

« Allah est miséricordieux envers ceux qui ont bon cœur.» (Rapporté par Ibn Abi Chayba et bout d’un hadith rapporté par Boukhari)

« La tendresse ne fait défaut que dans le cœur d'un damné » (Mouslim)
« Le Tout-Miséricordieux est clément avec ceux qui le sont. Soyez clément envers votre prochain et Allah sera clément envers vous.» (Rapporté par At-Tirmidhi et Abu Dawoud)

« L'image des croyants dans les liens d'amour, de miséricorde et de compassion qui les unissent les uns aux autres est celle du corps : dès que l'un de ses membres est malade, tout le reste du corps souffre d'insomnie et de fièvre. » (Rapporté par Boukhari et Mouslim. Cette version appartient au dernier).

« Le croyant envers son frère croyant est comparable à un édifice dont les briques se soutiennent les unes les autres. » (Boukhari et Mouslim)

La pitié n'est que tendresse et sympathie. Elle suscite grâce et bonté. Mais elle n'est jamais un sentiment stérile. Elle se traduit, au contraire, à l'extérieur par des actes réels tels que : pardon aux offenses, secours aux angoissés, assistance aux faibles, assouvissement de la faim des faméliques, habillement des dénudés, soins aux malades, consolation des affligés et plusieurs autres actes semblables qui sont tous le fruit de la pitié.







L'imam Boukhari rapporte qu'Anas (Radhiya Allahou Anhou) a dit:
« Nous sommes allés, le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) et moi, voir Abou Yousseph, le mari de la nourrice d’Ibrahim, fils du Prophète. Le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) prit son enfant dans ses bras, le serra contre lui et l’embrassa. Nous sommes allés encore une autre fois, mais l'enfant était agonisant. Les yeux du Prophète se mirent à verser des larmes. Abderrahmane Ibn ‘Awf qui était présent avec nous lui dit : "Toi aussi, Messager d’Allah, tu pleures ! "
"Ô Ibn ‘Awf", dit le Prophète, "ce sont des larmes de tendresse" avant d’ajouter : "Les yeux versent leurs larmes, le cœur s'afflige, mais nous ne disons que ce qui plaît à Allah. Nous sommes bien tristes de ta perte, ô Ibrahim !»

Dans une autre occasion, le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) pleura alors qu'il était allé rendre visite à son petit-fils. Assis sur le lit, il le porta agonisant entre ses mains. Les yeux de l’enfant étaient gelés et ne faisaient aucun mouvement. Le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) se mit à pleurer lorsqu'il s'en aperçut. Sa'ad lui demanda : « Qu'est-ce qui se passe, ô Messager d'Allah ? – C’est, répondit-il, la manifestation de la compassion qu’Allah, exalté soit-Il a placée dans le cœur de l’homme. Allah, exalté soit-Il, n’est compatissant qu’envers ceux de Ses adorateurs qui sont eux-mêmes compatissants. » (Rapporté par Al-Boukhari).


C'est une marque d'affection de la part du Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) que d'aller voir l'enfant chez sa nourrice, de l'embrasser et de serre contre lui. C'est de la tendresse de sa part que de lui rendre visite dans son agonie et de le pleurer.

Boukhari a rapporté aussi le fait suivant d'après Abou Houreira (Radhiya Allahou Anhou) : « Un homme, poursuivant son chemin, éprouva une soif ardente et descendit dans un puits pour se désaltérer. Quand il remonta, il vit un chien haletant de soif, léchant l'humidité du sol. Ce chien, se dit-il, éprouve la même sensation de soif que moi. Alors, il redescendit, remplit sa chaussure d'eau, la prit par la bouche, remonta et donna à boire au chien. Son geste fut agréé par Allah qui lui accorda rémission de ses péchés.» Sommes-nous récompensés, dirent les compagnons, pour les bienfaits dispensés aux animaux ?
"Oui, tout bienfait à tout être vivant est rétribué [par Allah] ", dit le Prophète.


Il a dit également : «Pendant que quelqu'un poursuivait sa route, il trouva une branche épineuse qu'il retira de la route. Allah loua son acte et lui accorda Son absolution. » [Rapporté par Al-Boukhari et Mouslim]

Le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) a dit aussi : « Toutes les créatures constituent la Famille d’Allah (exalté soit-Il) et Sa créature préférée, c’est celle qui est bienfaisante envers Sa Famille. » (Boukhari)


C’est aussi une marque de commisération de la part de cet homme qui prit la peine de descendre dans le puits, d'y puiser de l'eau et de désaltérer ce chien assoiffé et de l’autre qui prit la peine d’écarter cette branche épineuse du chemin emprunté par les gens.
Si ce n'était pas la pitié qui a ému ces deux hommes, ils n'auraient pas agi ainsi.

A l'opposé de cet exemple, al-Boukhari, toujours selon Abou Houreira, rapporte le fait suivant :
« Une femme a mérité les tourments de l'enfer pour avoir emprisonné une chatte et l'avoir laissée mourir d'inanition. Ce fait lui a valu l'enfer. [Il lui sera dit] "Tu l'as laissée sans boire et sans manger dans sa prison, tu ne l'as ni nourrie, ni relâchée pour manger des insectes de la terre ! " »
Cet acte est un aspect de dureté de cœur, de carence de pitié que l'on ne peut rencontrer que chez un damné.

Al-Boukhari a rapporté également d'après Qatada un hadith dans lequel le Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) dit :
« Je commence quelquefois la prière avec l'intention de la prolonger. Mais, entendant les pleurs d'un petit enfant, je la raccourcit, sachant que ses cris tourmentent sa mère.»
Ainsi, renoncer à allonger la prière à cause des pleurs d'un enfant qui troublent sa mère est un aspect de pitié. C'est un don que la grâce divine attribue aux cœurs des gens compatissants.


Abou Mas’oud Al Ansâry (Radhiya Allahou anhou) rapporte qu’un homme dit un jour au Prophète (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) : « Par Allah ! Ô Messager d’Allah, je vais sûrement m’abstenir de la prière du matin à cause d’untel qui la fait durer trop longtemps ». Jamais, dans aucune de ses admonitions, je n’ai vu l’Envoyé d’Allah (Salla Allahou Alaihi wa Sallam) se mettre dans une colère aussi violente que ce jour-là. « Alors, s’écria-t-il, il y en a donc parmi vous qui veulent faire fuir les fidèles ! Quel que soit celui d’entre vous qui dirigera la prière des fidèles, qu’il la fasse courte ; car, parmi les fidèles, il y a des personnes faibles, âgées ou trop pressées » (Rapporté par Al-Boukhari).

On raconte qu'un homme insulta Zaîn Al-Abidin (Ibn Ali Ibn Hossen petit-fils du Prophète, Salla Allahou Alaihi wa Sallam) qui se dirigeait vers la mosquée.
Ses domestiques accoururent pour le battre. Mais Zaîn Al-Abidin les en empêcha. Puis, s'adressant à celui qui l'avait insulté, il lui dit: « Homme ! Je mérite plus que ce que tu as dit ! Ce que tu ignores de moi, dépasse de loin ce que tu connais. Si tu veux, je peux te le citer ! »
L'homme rougit. Zaîn Al-Abidin enleva alors son manteau et l'en revêtit. Il ordonna à ses gens de lui remettre mille dirhams.
L'oubli de ces injures et cette charité sont deux marques de bonté de cœur de la part du petit-fils du Prophète Mohammed (Salla Allahou Alaihi wa Sallam).
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Le respect d’autrui

Message par monsif le Sam 28 Aoû - 9:36

La piété ne se limite pas seulement à la multiplication ou à lâmélioration de nos actes dâdoration (la salat, le jeûne, l’aumône, la récitation du Coran …), elle doit aussi se manifester dans les rapports que nous entretenons avec ceux qui nous entourent.

En effet, une part très importante de l'enseignement révélé porte sur l'éthique à considérer dans les relations sociales, al mou'âcharât. Il est ainsi intéressant de noter par exemple que, alors que l'enseignement détaillé de la méthode dâccomplissement d'une obligation aussi fondamentale que la salât nâ été présenté dans aucun verset du Coran et a été exclusivement confié au Prophète Mohammad (Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam), plusieurs versets coraniques de Sourate An-Noûr ont été révélés pour énoncer des règlements très précis concernant al isti'dhân, c'est-à-dire la demande de permission avant d'entrer chez autrui…

Malheureusement, il faut reconnaître que cette part de l'enseignement religieux est souvent méconnue et fortement minimisée, lorsqu'elle n'est pas carrément délaissée. Ce qui est dâutant plus dramatique que, dans l'environnement multiconfessionnel dans lequel nous vivons -et où, pour beaucoup d'entre nous, nous sommes déjà coupables de ne pas vraiment agir pour faire connaître et promouvoir l’Islam, notre mauvaise conduite peut avoir pour conséquence de provoquer chez ceux qui ne partagent pas notre foi de lântipathie pour les musulmans et même une certaine aversion envers l'Islam…

C'est justement pour cette raison que nous avons choisi aujourd'hui de vous rappeler un Hadith en rapport avec les règles d'al mou'âcharah et qui rappelle trois devoirs très importants que nous avons envers autrui.

Abdoullah Ibn 'Oumar (Radhia Allahou 'Anhou) rapporte que le Messager d'Allah (Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam) gravit un jour son minbar et il tint d'une voix élevée les propos suivants :

"Ô assemblée de ceux qui ont exprimé leur soumission verbalement et dont la [réalité ou la perfection de la] foi n'est pas encore parvenue au cœur, ne causez pas du tort aux musulmans, ne les humiliez pas [en leur reprochant des fautes passées] et ne restez pas à lâffût de leurs défauts, car celui qui reste à lâffût des défauts de son frère musulman, Allah restera à lâffût des siens. Et celui dont Allah est à lâffût de ses défaut, Il le déshonorera, même s'il se cache au cœur de sa maison."

Dans ce hadith, le Prophète Mohammed (Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam) met en garde sa communauté contre trois actes très graves, qui sont :

L'interdiction de causer du tort aux musulmans.

L’interdiction de les humilier

L’interdiction de rester à l’affût de leurs défauts.

Yahya Ibn Mou'âdh Ar-Razi (Rahimahou Allah) avait l’habitude de dire :

"Que ton attitude envers le croyant consiste en trois choses : Si tu ne peux lui être utile, ne lui cause pas de tort. Si tu ne peux le rendre heureux, ne le rend pas triste. Si tu ne peux dire du bien de lui, ne dis pas du mal de lui."

Un jour, Ibnou 'Oumar (Radhia Allahou 'Anhou) regarda Al-Ka’ba et dit :

"Tu es majestueux et ton inviolabilité est considérable. Et (pourtant) le musulman est plus inviolable que toi auprès d'Allah." (Hadith Hassan (bon) rapporté par Tirmidhi dans ses Sounan)

Il est bien connu que l'un des points que le Prophète (Salla allahou 'Alaihi wa Sallam) rappela avec insistance à ses Compagnons (Radhia Allahou 'Anhoum) lors d’un des plus importants sermons qu’il prononça durant toute sa mission prophétique concernait le respect dâutrui.

Alors qu'il (Salla allahou 'Alaihi wa Sallam) se trouvait à Makkah en train dâccomplir le Pèlerinage d'Adieu en lân 10 de l'Hégire, il (Salla allahou 'Alaihi wa Sallam) sâdressa à ses Compagnons (Radhia Allahou 'Anhoum) et leur dit entre autres: "Vos personnes, vos biens et votre honneur sont sacrés entre vous comme est sacré ce jour-ci (il sâgissait du Sacrifice - jour de 'îde oul adhâ), dans cette ville-ci durant mois-ci."(Hadith authentique figurant dans la plupart des recueils de hadiths)

C'est cette inviolabilité du musulman que Ibnou ‘Oumar (Radhia Allahou 'Anhou) rappelait lorsque, en regardant Al-Ka'ba, il disait :

" Tu es majestueux et ton inviolabilité est considérable. Et (pourtant) le musulman est plus inviolable que toi auprès d'Allah."

Et c'est en vertu de cette même inviolabilité de la personne humaine qu’il est strictement interdit de nuire à autrui (sauf dans les cas exceptionnels où, pour une raison justifiée, nos références lâutorisent), comme le faisait si pertinemment remarquer Foudhayl Ibnou 'Iyâdh (Rahimahou Allah) : "Il ne t'es pas permis de nuire à un chien ou même un porc, sans raison. Comment (pourrait-il) en être autrement envers la plus noble des créatures (al insân - l'être humain) ?" (Siyar A'lam An- Noubalâ – Volume 8 / Page 427)

Faire du mal à un frère ou à une sœur est un péché majeur d'une gravité telle que sa transgression peut faire perdre au musulman le mérite de ses actes de dévotions 'ibâdât… C'est ce qu'indique clairement le Hadith rapporté par Abou Houraïra (Radhia Allahou 'Anhou) qui relate qu'un homme questionna un jour le Prophète Mohammed (Salla allahou 'Alaihi wa Sallam) en ces termes :

"(Que penser d') unetelle (qui) est réputée pour son grand nombre de salât, de jeûnes et de dons (surérogatoires), mais elle cause du tort à ses voisins par ses propos…."

Le Prophète (Salla allahou 'Alaihi wa Sallam) répondit :

"Elle est dans le Feu !" [Étant donné qu'elle s'efforce, d'un côté, dâccomplir ce qu'il est permis dâbandonner, tandis que, de lâutre côté, elle ne se gêne pas à faire ce qu'il est obligatoire de délaisser…] (…) (Sahîh Ibn Hibbân)

Dâilleurs, lorsqu'il (Salla allahou 'Alaihi wa Sallam) constatait un manquement de la part des Compagnons (Radhia Allahou 'Anhoum) à ce niveau, il (Salla allahou 'Alaihi wa Sallam) les reprenait sans attendre. Il est ainsi rapporté qu'un homme entra une fois dans la mosquée de Médine le jour du Vendredi et se mit à passer au dessus des épaules des gens déjà présents pour se rendre à lâvant de la mosquée ce qui, en soi, constitue un objectif noble. Pourtant, en le voyant agir de la sorte, le Messager d'Allah (Salla allahou 'Alaihi wa Sallam) l'interpella devant tous les Compagnons (Radhia Allahou 'Anhoum) et lui dit :

"Assieds-toi, car tu as nui [ceux que tu as enjambé] !" (Hadith authentique rapport par Abou Dawoud)

A une autre occasion, le Prophète (Salla allahou 'Alaihi wa Sallam) demanda aux Compagnons (Radhia Allahou 'Anhoum) d'éviter de sâsseoir dans les rues. Ces derniers lui firent alors remarquer que ces assemblées dans la rue étaient importantes pour eux. Le Prophète (Salla allahou 'Alaihi wa Sallam) leur dit :

"Etant donné que vous insistez pour maintenir ces assemblées, dans ce cas veillez à donner à la rue son droit." Ils (Radhia Allahou 'Anhoum) demandèrent : "Et quel est le droit de la rue ?" Il (Salla allahou 'Alaihi wa Sallam) répondit : "La protection du regard (contre ce qu'il est interdit de regarder), lâbandon de ce qui nuit (d'une façon quelconque à autrui), la réponse au salâm, le commandement du bien et la condamnation du mal." (Boukhari)



Il faut savoir que, comme pour tous les manquements en rapport avec les droits dâutrui, la gravité de ce péché est amplifiée par le fait que, pour s'en faire pardonner, le seul repentir devant Allah ne suffit pas : le tawbah sincère nécessite également que l'on répare le tort causé et que l'on se fasse excuser par la personne qui a été lésée.

Par ailleurs, faire du mal à quelqu'un de façon injustifiée revient à lui offrir une arme létale contre nous… Le Prophète (Salla allahou 'Alaihi wa Sallam) disait à cet effet :

"Crains l'invocation de l'opprimé, car il n'y a aucun voile entre celle-ci et Allah." (Boukhari)

C'est-à-dire que l'invocation de l'opprimé est systématiquement entendue et acceptée d'une façon ou d'une autre, et ce, même si celui qui l'énonce est un pécheur.

Sinon, d'une façon plus générale, en sus de ne pas faire du mal à autrui, le musulman a également le devoir de sâbstenir de faire (de façon injustifiée) quoique ce soit qui puisse causer une gêne à ceux qui l'entourent. C'est ce qui ressort de très nombreux hadiths, dont les deux suivants :

Abdoullah Ibn 'Oumar (Radhia Allahou 'Anhou) rapporte que le Messager d'Allah (Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam) leur a dit une fois :

"Lorsque vous êtes à trois, alors que deux (d'entre vous) ne se mettent pas à parler en privé en laissant de côté leur compagnon, parce que cela (à pour conséquence) de lâttrister." [leur attitude peut en effet lui faire penser qu'ils sont en train de dire du mal de lui]. (Mouslim)

Djâbir (Radhia Allahou 'Anhou) rapporte que le Prophète (Salla Allahou 'Alayhi wa Sallam) a dit:

"Que celui qui a mangé de lâil ou de l'oignon (non cuits) s'écarte de nous" ou il a dit "s'écarte de nos mosquées et qu'il reste assis chez lui." (Boukhari)

Le Messager d'Allah (Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam) faisait lui-même très attention à ne pas incommoder ceux qu'ils côtoyaient. Abou Qatâdah (Radhia Allahou 'Anhou) rapporte par exemple de lui (Salla Allahou 'Alayhi wa Sallam) les propos suivants :

"(Parfois,) j'initie la salât avec l'intention dâllonger celle-ci, puis, en entendant les pleurs d'un enfant, jâbrège ma prière afin de ne pas mettre sa mère dans la difficulté." (Sahih Boukhari)

Bien évidemment, ce respect dâutrui et cette bienveillance, le Prophète (Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam) ne la témoignait pas seulement en dehors de chez lui –comme c'est malheureusement le cas pour nous très souvent : il (Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam) veillait également à ne pas causer de gêne aux gens de sa maison. Il est ainsi rapporté à son sujet que, lorsqu'il (Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam) entrait chez lui le soir, il (Salla Allahou 'Alaihi wa Sallam) saluait d'une voix qui, tout en restant audible à ceux qui ne dormaient pas, ne réveillait pas ceux qui dormaient.
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