* Vetements des soeurs musulmanes *

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* Vetements des soeurs musulmanes *

Message par Invité le Mer 30 Juin - 13:03

1. La musulmane peut-elle avoir une tenue
soignée et sortir ainsi vêtue de chez elle ?

Il est
arrivé qu'une musulmane vienne rendre visite à une épouse du Prophète
vêtue d'un foulard de couleur verte (rapporté par al-Bukhârî, n° 5487). Le Prophète a également voulu que le port de
vêtements teintés par le carthame ('usfur) – qui donne une teinte tirant
sur le jaune – soit réservé aux femmes (rapporté par Muslim).

Le Prophète s'était même étonné du fait que l'apparence de l'épouse de
'Uthmân ibn Maz'ûn était excessivement négligée, et il s'en était ouvert
à son épouse Aïcha (rapporté par Ahmad, n° 25104). Ceci veut dire qu'il
l'avait vue dans cette apparence et qu'il avait trouvé celle-ci
excessivement négligée. Il n'y a pas l'obligation de ne mettre que du
noir, ou que du blanc...

Toutefois, il faut préciser qu'un
principe extrait des sources musulmanes veut que, ce faisant, la
musulmane n'outrepasse pas les limites de ce qui est courant dans la
société où elle vit : pas d'excès en la matière, donc. Car le contraire
attirera immanquablement les regards vers elle, ce qui est contraire à
ce à quoi elle aspire en son âme et conscience. C'est ce que le savant
Abû Chuqqa a écrit, se fondant sur des Hadîths et des propos de savants
(Tahrîr ul-mar'a, tome 4 p. 251, p. 261, p. 277).

La tenue de la musulmane à l'extérieur de chez
elle doit donc être d'un juste milieu
: ni négligée, ni
excessive au point d'attirer immanquablement tous les regards. Nous
allons revenir sur ce point dans le paragraphe 4, plus bas.


2. La musulmane peut-elle porter des
bijoux lorsqu'elle sort de chez elle ?

Comme chacun le
sait, l'islam demande que la femme porte des vêtements sur toute autre
partie du corps que son visage et ses mains (et ses pieds d'après
certains savants). Aussi, étant donné que les bijoux qui sont portés
ailleurs que sur les mains et le visage (comme les boucles d'oreilles,
les colliers, etc.) doivent être couverts par des vêtements et ne
doivent pas faire entendre de cliquetis, la question ci-dessus se pose
uniquement en ce qui concerne les bijoux portés sur les mains (comme les
bagues, et comme les bracelets qui arrivent sur les mains) et parfois
sur le visage (petites boucles portées dans certains pays dans le nez).
Et la réponse à cette question est : oui, la musulmane peut porter des
bijoux sur ses mains et/ou son visage lorsqu'elle sort de chez elle.
D'ailleurs il est arrivé que des musulmanes se rendent auprès du
Prophète portant des bracelets en or, que le Prophète voie ces
bracelets, qu'il leur demande si elle s'acquitte de l'impôt purificateur
(zakât) à propos de leurs bijoux (Sahîh at-Targhib wat-tarhîb, n°
763-765).

Une autre question se pose ici qui est directement liée
à la précédente : sans même parler du moment où elle sort de chez elle,
en soi le port des bijoux en or est-il permis à la musulmane ?

La
quasi-totalité des savants musulmans a toujours répondu que l'homme ne
devait pas porter de bijoux en or, et que la femme, elle, pouvait en
porter. Ils se basent sur le Hadîth bien connu où le Prophète a dit à
propos de la soie et de l'or : "Ces deux
choses sont interdites aux hommes de ma communauté, permises aux femmes"
(rapporté par Abû Dâoûd, an-Nassaï, Ibn Mâja). Mais al-Albânî (mort en
1999)
a écrit pour sa part que la femme pouvait ne porter comme
bijoux en or que ceux qui n'ont pas une forme massive et ronde
("muhallaq"). Il s'est fondé sur six Hadîths (voir Adâb uz-zafâf, pp.
151-164). Il faut souligner que sans avoir le même avis que al-Albânî,
le savant Shâh Waliyyullâh avait, dès le XVIIIème siècle, écrit quelque
chose sur le sujet (voir Hujjat ullâh il-bâligha, tome 2 p. 515-516).
Cependant,
le savant indien al-A'zamî, autre grand spécialiste des Hadîths, a
démontré que les Hadîths sur lesquels s'est fondé Al-Albânî à ce sujet
n'indiquent pas de façon formelle une interdiction du port de bijoux en
or pour la femme. En effet, affirme-t-il, des Hadîths qu'al-Albânî a
cités, les uns ne sont pas authentiques, et les autres n'indiquent pas
clairement une interdiction, mais entre autres le fait que le Prophète a
préféré pour certaines musulmanes – dont ses épouses – qu'elles ne
portent pas de bijoux en or (voir Al-Albânî shudhudhuhû wa akhtâ'uh, pp.
38-54).
Selon cet avis, les musulmanes peuvent donc porter des
bijoux en or en soi. Et s'il s'agit de bagues, de bracelets ou de
boucles portées dans le nez, elles peuvent également les porter de façon
visible à l'extérieur de chez elles.


3. La musulmane peut-elle s'embellir le
visage par des substances colorées et sortir ainsi de chez elle ?


Dans le souci qu'il n'y ait pas de perte de repères entre
hommes et femmes (ce dont Elisabeth Badinter fait la critique à propos
de la société occidentale d'aujourd'hui), le Prophète a énoncé comme
principe général que Dieu voulait que les hommes et les femmes ne
s'imitent pas les uns les autres dans leurs attributs particuliers. A la
lumière de ce principe, le Prophète a dit :
"Le parfum qu'utiliseront les hommes est ce dont l'odeur est ressentie
mais qui n'a pas de couleur. Et le parfum qu'utiliseront les femmes est
ce dont la couleur est visible mais dont l'odeur est discrète" (rapporté
par at-Tirmidhî, n° 2238, an-Nassaï, Abû Dâoûd). "Parfum discret"
signifie "parfum qui n'est pas ressenti par ceux dont on passe à
proximité", comme l'explicite un autre Hadîth bien connu rapporté par
at-Tirmidhî (n° 2786).
Saïd, un des maillons de la chaîne de
transmission du premier Hadîth, précise : "Cette prescription du
Prophète à propos du parfum qu'utilisera la femme concerne le moment où
celle-ci sort de chez elle [et, par extension, le moment où elle se
trouve en compagnie d'hommes qui ne sont pas son mari ou ses proches
parents]. Mais lorsqu'elle se trouve auprès de son mari, la femme peut
utiliser le parfum qu'elle veut" (rapporté par Abû Dâoûd). As-Suyûtî
énumère, en vertu du principe donné par ce Hadîth, quelques-unes des
substances que les hommes peuvent utiliser comme parfum : le musc,
l'ambre, le bois d'aloès, le camphre. Et comme substances que les femmes
utiliseront : le safran oriental, mélangé ou non. As-Sindî explique :
"Le musc, que les hommes utilisent comme parfum, a aussi une couleur. En
fait, lorsqu'il a dit : "le parfum des femmes est ce dont la couleur
est visible", le Prophète a voulu dire : "le parfum des femmes est ce
qui a une couleur recherchée en tant que parure" (Shar'h wa hâshiya
Sunan in-Nassaï, tome 8 p. 151).

En un mot, pour sortir de chez
elle, la musulmane peut se parer mais doit le faire sans porter un
parfum dont l'odeur serait ressentie par ceux dont elle passe à
proximité, ce type de parfum étant réservé aux hommes. Le musulman, pour
sa part – et ce qu'il sorte de chez lui ou y reste – ne doit pas
utiliser de substances colorées pour s'embellir l'épiderme, ceci étant
réservé aux femmes (voir Hâshiya As-Sindî 'alâ Sunan an-Nassaï, tome 8
p. 189).

La musulmane a donc la possibilité d'utiliser du henné
sur ses mains ou sur ses ongles, du khôl sur ses yeux, etc., même
lorsqu'elle sort de chez elle. Ceci correspond tout à fait au
commentaire du verset coranique "Et qu'elles ne montrent de leurs
parures que ce qui paraît", commentaire qui dit que ce qui paraît est
"le visage et les mains et qu'y sont inclus le khôl, la teinture (le
henné), la bague et le bracelet", comme l'a dit at-Tabarî. De plus, le Prophète avait dit à une musulmane : "Etant une
femme, tu devrais te teindre les ongles avec du henné" (rapporté par
an-Nassaï, n° 4712).
Dans le même ordre d'idées, Ibn Battâl a
écrit que "les hommes ne doivent pas s'embellir le visage avec des
substances colorées, ceci étant réservé aux femmes qui peuvent, elles,
utiliser de telles substances pour se parfumer [légèrement] le visage et
se l'embellir" (Fat'h ul-bârî, tome 10 p. 449). Ici aussi, cependant,
la modération doit rester la règle, comme nous allons le voir ci-après.


4. Les limites fixées par la recherche
de la modération dans l'embellissement (port de beaux vêtements, de
substances colorées sur le visage, et de bijoux) :

Nous ne
parlons pas de l'embellissement auquel la musulmane peut pratiquer
devant son mari (puisque devant son mari elle peut s'embellir comme elle
le veut).
Nous ne parlons pas non plus de l'embellissement que la
musulmane peut pratiquer lorsqu'elle se trouve en la compagnie exclusive
de ses proches parents avec qui elle ne peut jamais se marier (père,
frères, fils, etc.) (puisque devant ces proches parents, elle peut
paraître avec un embellissement certes moins large que dans le cas du
mari, mais plus large que pour lorsqu'elle sort de chez elle).
Nous
parlons exclusivement ici de l'embellissement de la musulmane
lorsqu'elle sort de chez elle ou lorsqu'elle se trouve, chez elle, en
compagnie de son mari mais aussi d'hommes qui ne sont pas ses proches
parents. Le savant Abû Chuqqa écrit à ce sujet, se basant sur des
éléments présents dans les sources musulmanes et sur des avis de savants
musulmans : "Comme parure apparente [permise] se trouve la teinture sur
les mains, le khôl dans les yeux, et quelque couleur sur les joues"
(Tahrîr ul-mar'a, tome 4 p. 251). Plus haut dans cet article, nous avons
déjà relevé cette permission. Abû Chuqqa souligne cependant que les
sources musulmanes ont également offert trois grands principes pour
cette permission :
1) la musulmane ne
doit pas avoir au fond de son cœur l'intention d'attirer par ce biais le
regard des passants sur elle, ni de rivaliser avec une autre femme, ni
de se faire une renommée par la nature de ses habits,
2) elle ne
peut utiliser qu'un parfum discret et doit se préserver de tout parfum
qui est ressenti par ceux dont on passe à proximité,
3) elle doit
s'embellir en restant dans le cadre de ce qui est modéré ("mu'tadil")
(Ibid., tome 4 p. 263).
Abû Chuqqa rappelle également qu'à
l'intérieur du cadre de ces principes, la musulmane doit tenir compte
des coutumes de la société où elle vit, c'est-à-dire ne pas avoir
recours à un embellissement qui ne soit pas pratiqué dans cette société,
ce qui l'amènerait à être dévisagée inutilement (Ibid., tome 4 pp. 261
et 277).



La musulmane peut-elle avoir recours aux
substances de maquillage actuelles ?

Al-Qardhâwî estime que "les
fards et les poudres que les femmes utilisent actuellement pour
s'embellir les joues, les lèvres, les ongles etc., relèvent en soi de
l'excès répréhensible", et que "la musulmane ne doit donc les utiliser
que chez elle, et doit s'en abstenir systématiquement lorsqu'elle sort
et se trouve en présence d'hommes" qui ne sont ni son mari ni ses
proches parents (Al-halâl wal-harâm, pp. 140-141).


Synthèse de la réponse :


La recherche d'un embellissement modéré dans son
apparence pour la vie de tous les jours fait partie de la nature
humaine, et la femme en a reçu une part plus importante que l'homme.
L'islam entend préserver les éléments de la nature des hommes et des
femmes, en orientant celle-ci vers le bien. Il a donc permis une
certaine mesure d'embellissement.
Parallèlement, il a placé des
limites, fondées sur le constat du fait qu'entre hommes et femmes une
attirance naturelle existe qui doit être maîtrisée sous peine de tomber
dans ce qui ne devrait pas être, avec toutes les répercussions que cela
entraîne alors au niveau de la spiritualité, de l'éthique de la vie et
de la sérénité des familles. Or l'homme est, beaucoup plus que la femme,
sensible à la beauté de l'apparence de l'autre sexe. De plus, ce sont
les femmes qui risquent d'être agressées sexuellement par certains
hommes, et non pas – ou très rarement – les hommes qui risquent d'être
agressés sexuellement par des femmes. C'est bien pourquoi, tandis que
les hommes sont heureux de voir se tourner vers eux les regards
féminins, les femmes sont parfois mises mal à l'aise par certains
regards masculins trop appuyés. C'est pourquoi l'islam dit que si la
musulmane peut s'embellir même à l'extérieur de chez elle, elle doit le
faire de façon modérée, sans aller jusqu'à l'excès (at-tabarruj).

Wallâhu
A'lam (Dieu sait mieux).







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Re: * Vetements des soeurs musulmanes *

Message par daymdine le Sam 31 Juil - 16:33

Baraka allah fik ya akhi , c’est-ce que j’ai toujours pensée avant de vous lire ,à force de négligé l'aspect extérieur, il devient dur pour d'autre de ce convertir à l‘islam, que ce soit homme ou femme, notre religion et celle de la propreté et de la beauté, nous devons donnés l’exemple pour attirer pas pour répugner, avec le respect de nos limites bien entendu.
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